Cette année, la canicule frappe encore. La mairie a annoncé un plan
d’urgence : nous le saluons. Mais nos enfants restent en première ligne.
Les écoles. Comment apprendre quand le thermomètre tutoie les 40 °C
en classe ? Aucun ventilateur, aucune climatisation, aucune fermeture
l’après-midi en vigilance rouge. Le ministère de la Santé classe pourtant
les 2-6 ans parmi les plus vulnérables. Les centres de loisirs. La mairie
évoque des « protocoles spécifiques ». Lesquels ? Combien de points
d’eau, d’horaires adaptés, d’espaces frais ? Les familles ont besoin de
garanties concrètes, pas de formules vagues. Pour les enfants qui ne
partent pas, la majorité dans nos quartiers, l’école et le centre de loisirs
sont souvent le seul refuge. Quand ces lieux deviennent des fournaises,
la canicule creuse les inégalités sociales. Et demain ? Les vagues seront
plus fréquentes, plus longues. Gouverner c’est prévoir, les décisions se
prennent maintenant pour ne pas subir ensuite. Bel été aux Noiséennes
et aux Noiséens, et plus encore aux plus fragiles.
Canicule: protéger nos enfants n’est pas une option
